Loïc, 27 ans, dompteur du ciel des Alpes

Le massif des Alpes est une terre promise pour l’itinérance à vélo (la mythique Route des Grandes Alpes) et en randonnée (le fameux GR® 5).

Notre territoire, c’est aussi, quand on lève les yeux vers le ciel, un écrin magique pour s’adonner à d’autres périples : celui de s’envoler. Les parapentes ressemblent à des confettis multicolores vus des vallées. Là-haut, des dompteurs du ciel comme Loïc, mènent la danse dans les airs. 

Bonjour Loïc, tu t’es senti pousser des ailes à quel moment de ta vie ?

Je suis tombé dans la marmite du parapente depuis tout petit ! Dans ma famille, nous avons toujours eu un rapport particulier avec l’air et les grands espaces. J’ai toujours eu le choix entre planeur et parapente qui sont légions dans la région ! En plus de ça, les Alpes est une terre de vol libre. La Coupe Icare organisée toutes les fins d’été en Isère (voir vidéo) ou des compétitions d’accro ont fini de me convertir à cette passion.


Coupe Icare 2015 – Acro, paramoteur & Voltige par coupeicaretv

Peux-tu nous décrire la sensation de voler ? Qu’est ce que ça te procure ?
C’est toujours délicat et difficile de pouvoir décrire cette sensation sans l’avoir pratiquée et vécue. Mais si on pouvait comparer cette sensation à un cocktail, je dirai une bonne dose de liberté, un zeste d’émerveillement et une cuillerée d’appréhension, surtout lors de conditions météos imprévisibles. Chaque personne le ressent différemment, chaque pilote préfère des conditions plus ou moins éclectiques, que ce soient des types de vol ou des pratiques qui varient. Certains sportifs recherchent la puissante montée d’adrénaline lors des figures en accro alors que d’autres parapentistes préféreront se laisser glisser le soir face au coucher du soleil ! Pour ma part c’est un mélange de tout ça, chaque vol m’apporte une émotion différente !

Le saviez-vous ? Le parapente est une pratique sportive assez récente qui a vu le jour dans les années 60. Le 5 mai 1979, Gérard Bosson de Viuz en Sallaz, Georges Perret d’Annecy et Michel Didriche de Mieussy, créent le premier club au monde de parapente : « Les Choucas » (ce Club est toujours en activité sur la Commune de Mieussy).

Raconte-nous la fois où… tu as eu très chaud et que l’adrénaline est montée à son paroxysme ?

Je ne crois pas m’être déjà retrouvé en danger ou dans une situation critique, même si ça m’arrive encore de me dire “houlà, là ça commence à être chaud”.
Après, l’adrénaline est déjà bien montée sur une “pseudo-figure d’accro” pas vraiment voulue et surtout, pas maîtrisée, même si cet engagement avec un lac en dessous était une bonne configuration !

Qu’est ce que l'”itinérance” aérienne a-t-elle de si différente que l’itinérance pédestre ou cycliste ?
En parapente on ne peut pas vraiment se permettre de partir quand on veut et où on veut, il ne faut pas oublier qu’on est complètement dépendant des conditions météo. La préparation d’une itinérance en parapente est donc beaucoup plus importante et complexe. Chaque pays, région et même vallée a des caractéristiques différentes. Le vent, le relief et toute une foule de paramètres sont à prendre en compte pour ne pas finir dans une gorge reculée, à des kilomètres à la ronde de toute civilisation. Il existe une part de hasard. Préparer son vol demande un travail minutieux.

En ce qui concerne l’itinéraire, le choix est presque infini et personnalisé à l’extrême. Il n’existe pas deux vols semblables. Puis, à part la réglementation aérienne à respecter (altitude minimum de vol et excluant quelques zones de survol), le parapente permet de décoller et de se poser presque partout, en plus d’être facilement transportable.

1780884_10201305256103382_37599130_n

Ton plus beau vol ? C’était où et quand ?
Dans les Hautes-Alpes, l’été 2015…enfin si il faut vraiment en sortir un du lot et parce que c’était le plus long. Mais le choix est difficile : beaucoup de vols valent leur pesant d’or. Le plus agréable pourrait être une soirée au dessus du lac de Serre-Ponçon face au soleil couchant.

11988260_10207458704051009_4446309186945378831_n

Que pourrais-tu dire à quelqu’un qui souffre de vertige mais qui souhaiterait se lancer ?
Il ne faut pas hésiter ! Il peut se lancer sans crainte.  Il faut se rapprocher d’un professionnel et essayer en biplace dans un premier temps, c’est à ce moment-là qu’on se rend compte de la sensation et du plaisir de voler. C’est aussi à cet instant précis que l’addiction peut s’opérer. Le vertige n’est pas forcement un problème en parapente car on n’a pas de repères ni de lien direct avec le sol, la sensation de voler prend le dessus !

Comments

comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *