A 17 ans, ils bravent le GR®5 ! (1/2)

Aujourd’hui dans Oh My Alps, faisons connaissance de The Trekkers, un trio de jeunes suisses qui a réalisé un très beau rêve : rallier le GR®5 des Alpes à la Méditerranée. Comment ont-ils relevé ce défi ? Découvrons leurs sept premiers jours de voyage à travers leurs yeux émerveillés.

· Damien Moriggi
· Noé Rez
· Simon Roth
 
Récit de Simon Roth :
Tout a commencé un dimanche pluvieux de février en 2015. J’étais en compagnie de Noé et nous étions un peu déçus du temps actuel en Suisse. C’est pourquoi nous nous sommes dit qu’il serait sympathique de partir en séjour dans le Sud. Cependant, nous trouvions que l’idée de prendre un train ou un autre moyen de transport pour y arriver n’était pas très challenging. En effet, nous voulions les mériter ces vacances ! Nous avons donc fait quelques recherches et nous sommes vite tombés sur le GR®5 ! C’était exactement ce qu’il nous fallait ! Ne restait plus qu’à trouver des amis motivés pour organiser et faire ce périple. Qui de mieux que Damien, un ami passionné de sport et de nature que j’ai rencontré au Gymnase (Lycée en suisse).
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Moins d’un mois après, nous avions déjà organisé notre premier « entraînement » : une marche de plus de 50km en 10 heures, pauses comprises. Afin de prouver à nos camarades et familles peu convaincues de la réalisation de ce projet que nous étions capable de le faire, nous avons décidé de filmer cette première marche. Nous nous sommes alors réunis, muni de GoPros, de cartes, et d’eau, un dimanche matin d’octobre à 6:00 du matin. 10 heures plus tard nous sommes arrivées à Payerne, à 50km du lieu de départ. C’était non seulement notre première marche tous ensemble, mais aussi la création de notre team « the trekkers ».


Suite à cette première marche réussie, nous étions tous motivés à nous préparer pour le GR5, que ce soit en achetant notre matériel, en achetant les cartes, en faisant du sport pour nous mettre à niveau, en organisant les étapes, etc.
Avant le grand départ, nous sommes régulièrement allés refaire des marches, des week-ends etc. C’est durant cette période que nous avons appris à marcher avec des bâtons, qui par la suite sont devenus nos meilleurs amis. En faisant ces entrainements nous nous sommes rendu compte de notre vitesse de marche et de nos capacités sportives. (Nous étions tous assez sportifs de départ, avec déjà de l’expérience dans le domaine de la marche et du fastpacking). C’est pourquoi nous avons planifié de faire le GR5 en 15 jours.
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JOUR 1 & 2 – Le temps des merveilles

Nous sommes partis de St Gingolph à 5.30 du matin. Il faisait beau, mais il y avait des nuages dans le ciel. Nous marchions à un bon rythme et croisions pas mal de personnes pratiquant le trail, car c’était un jour où il y avait une course. Nous avons mangé le midi juste avant Chapelle d’abondance. Vers 19 heures, nous sommes arrivés, sous la pluie, à notre première étape : Le col de Bassachaux. Le refuge étant fermé, nous avons trouvé facilement un toit où coucher.
Nous nous réveillons sous la pluie et le vent, au col de Bassachaux à 4 :30 du matin. Nous préparons notre porridge, rangeons nos affaires, et partons à 5 :45. Nous arrivons à 7h00 du soir à Salvagny où nous pouvons dormir dans un refuge.
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JOUR 3 – Le temps des partages

Selon notre habitude, nous nous levons à 4 :30, mais le temps est mauvais, et nous voyons sur notre radar météo que la situation risque d’empirer. Nous allons donc dans le village racheter des chaussettes sèches et des provisions pour le reste du gr. Nous décidons quand même à midi de reprendre la route en gardant un œil sur le temps. Le temps empire et il pleut et vente très très fort, étant seulement au troisième jour nous pensons qu’il est plus sage d’attendre que cela passe. Nous passons donc près d’une heure et demie dans un bunker ouvert, à l’abri de la pluie et du vent. Le temps ne s’améliore pas énormément, mais il ne semble pas s’empirer et le radar météo semble positif, nous continuons donc notre marche jusqu’au chalet d’Anterne, où nous passerons la nuit. Nous rencontrons ici des espagnols qui partagent même leur fondue avec nous.

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JOUR 4, 5, 6, 7 – Le temps de l’ascenseur émotionnel

Nous nous levons à 4.30 pour faire l’ascension jusqu’au col d’Anterne, le lever de soleil dans la brume et les nuages est magnifique. Nous avançons à un bon rythme et dormons peu après les Houches (bianossay). Le temps est toujours défavorable. Jour 5 ; nous nous réveillons un peu plus tard que d’habitude et partons vers 7 heures pour arriver le soir au refuge du plan de lai.
Jour 6; Nous partons tôt depuis le refuge pour arriver le soir vers les Lanches. Le temps est toujours mauvais mais il semble devenir meilleur, notre plus grande difficulté est de débusquer des habits secs à se mettre et de trouver un moyen pour sécher les autres.
Jour 7; Le temps qui semblait s’améliorer empire ! Nous étions habitués à ce qu’il y ait de la neige en haut des cols et que par ce fait nous avions les pieds mouillés et froids, cependant ce jour-là, il neigeait à 2500m en plein mois de juin ! Nous arrivons le soir vers 7h00 à un refuge au col de la Vanoise. Le moral est bas, il ne fait pas beau, les cloques se comptent par dizaine (Simon a dû suivre un traitement pour ses pieds suite au Gr, il y a toujours les cicatrices). Noé commence à avoir des douleurs au genou, Damien a très mal au tendon, nous décidons le soir qu’à la place de laisser Damien rentrer nous adapterons notre vitesse pour finir ensemble. Nous sommes dans le dur mais très heureux de continuer tout de même !

Comment Simon et ses amis vont réussir la suite de leur aventure ? La suite de leur périple, la semaine prochaine (vendredi 19 février à partir de 10h00) sur Oh My Alps !

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