Mes Premiers Pas en… Ubaye, friandise à ciel ouvert

Troisième périple de la collection des “Premiers Pas”. Après la paisible Chambéry et les magiques bords du Lac Léman, je suis très heureux de vous amener aujourd’hui dans ce petit bout des Alpes de Haute-Provence. Quelles ont été mes premières sensations en arrivant dans la Vallée de l’Ubaye ?

J’ai eu la chance aujourd’hui de mettre les voiles vers une vallée discrète, blottie dans l’âme d’un cadre grandiose, au cœur aussi grand que ses sommets. Au doux parfum d’été s’ajoute cette impression d’être arrivé au bout du monde.

P1090381

Quand on arrive à hauteur de Barcelonnette, joyau de l’Ubaye perlé de 2700 habitants, le regard loin d’être hagard, s’égare vers les cimes qui enlacent la vallée de toute part. Ici, les quatre saisons jouent le plus beau des concertos. En déambulant dans la ville au petit midi, j’esquisse un sourire. Sur les balcons des vieilles pierres, s’immiscent ici et là lys et lilas.

Barcelonnette, friandise à ciel ouvert

Un doux parfum transalpin flotte à travers les ruelles qui sirotent les glaces italiennes. Et j’ai eu un souci. Oui je l’avoue. Un souci pour ne pas craquer face aux panettones, sirops d’argousier, tartes aux noix nappées de miel et autres petites confiseries aux myrtilles. Après mes précédentes escapades alpines au cœur de la sereine Chambéry, des mystiques bords du Léman, me voici aujourd’hui au temple de la gourmandise.

P1090371

Après l’appétit, l’antan surgit

Éloignons-nous dans la douce effervescence de la ville. Au détour du golf qui mène à Pra-Loup et au Super-Sauze, deux des stations incontournables de l’Ubaye, un bruit de klaxon surgit à travers les arbres. Puis bientôt deux. Trois. Une dizaine. Je lève les yeux au loin. Un spectacle multicolore au vacarme apaisant apparaît au détour des chênes étonnés. Un étrange manège s’opère face à moi. Arrivent de rutilantes voitures anciennes au bon goût d’autrefois qui paradent, virevoltent et ronronnent. Voici venu le temps d’accueillir l’organisation d’Essonne Auto Retro qui sillonne la Route des Grandes Alpes à bord de leurs délicieuses madeleines de Proust à quatre roues.

P1090322

Qu’ils sont fiers et attendrissants ces beaux personnages venus de Paris pour arpenter les Alpes avec leurs bijoux vrombissants. Je deviens juste heureux de lire leur bonheur à travers leurs belles pensées, qui n’ont d’yeux que pour les paysages à couper le souffle qu’ils viennent de surmonter. Car les Alpes ne se domptent pas si facilement. Avec des véhicules d’un âge certain, le défi est immense. Relevé avec brio ceci dit. “On reviendra à tous les coups l’année prochaine” soufflent en chœur Paul Le Tacon et Michel Godart, deux aventuriers de l’association.

L’humilité face aux montagnes

Le ballet des voitures anciennes s’éloigne. Mon regard se pose sur cet immense golf, aux couloirs d’un bois émeraude. Plein Sud, Pra-Loup surplombe l’Ubaye. Je me souviens alors de cette journée si spéciale passée avec les cyclistes et Bernard Thévenet dans cette station. Après le délice et le jadis de mon escapade, la Vallée me dévoile un troisième et dernier visage : celui de se sentir protégé. Tout petit. Face à cet immense cirque de verdure, les massifs du Parpaillon et de l’Escreins jouent les trapézistes et le Chambeyron l’équilibriste. On jongle de bonheur ici dans cette Ubaye aux trois visages. A très vite pour d’autres beaux présages.

P1090348

Comments

comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *