12 anecdotes de la Route des Grandes Alpes vues par… Sébastien, un voyageur alpin

Sébastien, 37 ans, est originaire de Savoie. Il a sillonné la Route des Grandes Alpes et nous livre son aventure au gré d’anecdotes et de souvenirs.

Tout d’abord une petite présentation pour les internautes ?

Je m’appelle Sébastien, j’ai 37 ans. Pacsé, heureux père de 2 enfants, je vis en Alsace, à Colmar. Je suis urbaniste, et je m’intéresse depuis toujours à l’urbain. La moto pour moi c’est la liberté, l’incarnation du roadtrip, de la découverte, plutôt en duo. Petite précision pour les lecteurs, je suis d’origine savoyarde, plus précisément de la vallée de la Maurienne, et ma compagne est originaire de la vallée de la Tarentaise. Je n’arrive pas encore à allier les Alpes et le boulot, mais c’est un objectif ! Nous avons sillonné la Route des Grandes Alpes avec 2 couples d’amis, en 4 jours.

Comment est née votre passion pour les Alpes ?

Je pense que c’est génétique ! Mes parents ont quitté la Savoie pour le boulot. Gamin, pour moi les Alpes, c’étaient les vacances dans la maison de famille, les cousins. En grandissant, c’est devenu un besoin. J’aime la montagne toute l’année, pas uniquement l’hiver. Aller aux champignons, se balader à Annecy, monter le col de la Madeleine à vélo … c’est aussi ça les Alpes. J’ai une relation particulière aux Alpes, étant donné qu’une partie de ma famille et de celle de ma compagne vit en Savoie.

Comment préparez-vous votre voyage sur nos routes en général ? Surtout que là, vous étiez apparemment plusieurs ! Comment on se coordonne ? Y-a-t-il des astuces ?

Pour la partie Haute-Savoie/Savoie, on a calé nos étapes sur les hébergements disponibles chez des amis.

Comme on est partis fin août, on avait anticipé nos étapes et nos hébergements pour ne pas galérer. A 6, on avait peur que ce soit compliqué de trouver des gîtes assez grands. Pour les pauses  dans les Alpes du sud, on a plutôt essayé de trouver des étapes confortables, parce que la moto au bout d’un moment c’est usant, surtout pour les passagers. Je me souviens notamment d’un super gîte vers Briançon. On a adapté nos étapes à nos envies de découverte. Du coup on a pris notre temps pour visiter Briançon (très belle ville) et on s’est fait 1 jour « off » à Barcelonnette pour faire du rafting sur l’Ubaye, sans doute la dernière vraie grande rivière sauvage des Alpes. D’ailleurs c’est un coin que je recommande, c’est vraiment magnifique. Pour nous, la Route des Grandes Alpes rimait avec plaisir, découvertes et gastronomie ! On prenait aussi le temps de manger dans de bons petits restaus sur la route.

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Quels sont vos 3 plus beaux souvenirs sur la Route des Grandes Alpes ?

Barcelonnette et la vallée de l’Ubaye,

Le souvenir le plus beau, l’Izoard, sans aucun doute. C’est un col magnifique du début à la fin, d’une beauté brute, minérale, ça remue…


MEMO : Culminant à 2360 mètres, le col d’Izoard, situé dans les Hautes-Alpes, relie Briançon au Parc Naturel Régional du Queyras.

Il est réputé pour le lieu appelé Casse Déserte sur le versant méridional. Il s’agit d’une zone extrêmement rocailleuse, que certains décrivent comme un paysage lunaire. Les forêts de mélèzes indiquent un environnement plus sec, prélude au climat méditerranéen.


Le souvenir le plus pittoresque, la neige ! En fait, notre première étape devait s’achever chez des amis en Haute-Maurienne, après le passage de l’Iseran. Mais on a eu du grésil au Cormet de Roselend, on était trempés et on n’a pas pris le risque d’attaquer l’Iseran ! On a trouvé un hébergement en catastrophe chez une copine aux Arcs. Le lendemain, grand soleil. On attaque l’Iseran tôt, et là on a surpris des marmottes en train de lécher le sel qui avait été déposé sur la route la veille !

Le souvenir le plus symbolique pour les 6 savoyards que nous sommes : le Galibier. C’est un autre col mythique, qui sépare la Savoie des Hautes-Alpes. Et cette frontière n’est pas qu’administrative. On la voit aussi dans l’architecture, les accents, la flore …

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Qu’est ce qui vous a le plus étonné sur nos territoires ?

Je suis toujours surpris par la vitalité des territoires alpins ! D’Evian à Menton, on a senti partout le dynamisme des villages, l’envie de faire découvrir des paysages, un terroir…

La diversité des Alpes m’a aussi beaucoup surpris, et beaucoup appris. J’ai d’ailleurs le projet de parcourir les Alpes, mais à l’échelle européenne, pour découvrir tous ces gens unis par une même montagne. Au rayon des mauvaises surprises, on a tous été attristés par le grignotage croissant de la montagne par les remontées mécaniques et les retenues d’eau pour la neige à canon …

Qu’est ce que vous pourriez dire aux jeunes de nos jours, pour qu’ils tentent eux aussi ce bel itinéraire ?

Qu’ils prennent le temps ! La route des Grandes Alpes, à moto, ou à vélo (cycliste, j’ai aussi fait quelques cols en vélo de route), reste un itinéraire exigeant. Il faut prendre le temps de découvrir, de flâner, de s’arrêter, ne pas hésiter à sortir des sentiers battus pour aller voir une curiosité naturelle, un monument, un point de vue. Les Alpes offrent une grande diversité culturelle, paysagère, il faut en profiter, par exemple en faisant une pause baignade à Serre-Ponçon, perdre ses repères dans la Maison Penchée à Modane …

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