3 filles font du vélo sur… les Chemins du Soleil !

Un trio à l'assaut des Chemins du Soleil

L’itinéraire 100% VTT à travers les Préalpes (les Chemins du Soleil) est à l’honneur d’Oh My Alps cette semaine ! Partons à la rencontre de 3 pétillantes filles qui ont vécu un périple haut en couleur de Grenoble aux Alpes-de-Haute-Provence.

  • Laura, tu es contributrice au webmagazine “Elles font du vélo“, peux-tu te présenter pour nos lecteurs et nous dire ton rôle sur ce site qui met en lumière le vélo au féminin ?

Laura : Je suis maitre de conférences (enseignant/chercheur) et je pratique le vélo sous toutes ses formes depuis presque 18 ans. L’année dernière, j’ai intégré l’équipe de contributrices du webmagazine ellesfontduvelo.com (#efdv). Principalement, je raconte mes aventures à vélo. Aussi, j’écris des articles de vulgarisation expliquant les phénomènes physiques que l’on rencontre lors de la pratique du vélo, histoire de lier ma vie professionnelle et personnelle.

J’aime beaucoup ce magazine car je trouve l’initiative novatrice. Il est très éclectique puisque toutes les pratiques du cyclisme sont représentées, ce qui est relativement rare dans ce milieu plutôt sectaire. De plus, même si le contenu est plutôt destiné aux femmes, une enquête a montré que près de 60% des lecteurs sont des hommes.

Depuis cette année, Sandrine est devenu contributrice à son tour, et Anaïs ne devrait pas tarder à nous rejoindre.

Au cœur du vercors...

Au cœur du Vercors…

  • Comment s’est passée la préparation ? Vous étiez trois, comment vous vous êtes organisées ?

Anaïs : On avait choisi de faire de l’itinérance sur 4 jours en semi-autonomie, c’est-à-dire que l’on dormait à l’hôtel ou dans des gîtes. Nos sacoches Apidura nous permettaient de mettre toutes nos affaires sans avoir besoin de porte bagage, donc on a pu utiliser nos propres VTT.

Au départ, on avait prévu de faire le tour du Vercors, mais avec les chutes de neige qu’il y a eu en avril, on s’est rabattu sur les Chemins du Soleil entre Grenoble et Orpierre. J’ai utilisé l’itinéraire décrit sur internet (allant de Thonon jusqu’à Nice) en triplant voire quadruplant les étapes. Comme à mon habitude je me suis enflammée et la difficulté du terrain s’est fait sentir.

Sandrine : Anaïs a géré complètement la détermination de chaque étape. Elle a défini les villes où nous allions passer la nuit en fonction des distances et des logements acceptant les vélos. Tout est très bien décrit sur le site des Chemins du Soleil.

Nous avions également en amont, prévu une liste des choses à emporter et à se repartir. Cela nous a évité de se retrouver avec 3 désinfectants par exemple.

Laura : Moi j’y suis allée un peu les mains dans les poches puisque je n’ai pas de gps ni de téléphone suffisamment moderne. J’ai surtout lu les conseils donnés sur le site des Chemins du Soleil sur les choses à prendre. J’ai aussi essayé d’anticiper les incidents mécaniques qu’on pouvait avoir.

  • Si vous deviez me décrire lors de ce voyage, en une phrase, un moment magique ? Difficile ? Terriblement agréable ?

Sandrine : Le moment le plus terrible fut le deuxième jour quand nous nous sommes perdues. L’heure était tellement avancée dans la journée, en plus d’un kilométrage au compteur déjà élevé ! On a réalisé qu’arriver avant la nuit à notre hôtel à Die allait être compliqué… Nous avons clairement transformé cette situation assez terrible en un épique moment de vélo. Après une légère tentative d’auto stop, nous avons finalement demandé de l’aide à une Kangoo garée sur le bas-côté. Le conducteur nous a tractées sur 6 kilomètres jusqu’au sommet du col des Roussettes ! Mémorable. C’était un moment de vives émotions mais surtout de cohésion de groupe et de surpassement de soi. Finalement c’est un très bon souvenir qui nous fait toujours autant rigoler en y repensant.

Laura : Une phrase c’est trop peu, on est passé par tellement d’émotions ! C’est vrai que l’anecdote racontée par Sandrine est à la fois terrible et magique. Il y a également eu ce moment avec des chevaux et poneys un peu trop curieux, où on ne faisait pas les fières. Aussi, même si on grimpait chacune à notre rythme, on faisait régulièrement des pauses et on s’arrêtait aux sommets. On en profitait pour prendre des photos et rigoler, ça mettait du baume au cœur dans la difficulté.

Photo : Laura Dubois

La traction en Kangoo !

Anaïs : Ces 4 jours furent une très belle aventure ponctuée de bonnes rigolades et de fatigue. Aurait-on autant rigolé si ça avait été plus facile? Je ne suis pas sûre…

  • Comment s’est passé le voyage entre filles ?

Sandrine : On s’est vite rendues compte que nous avions chacune nos points forts et points faibles mais que surtout nous avions la même idée du séjour : se faire plaisir, en prendre plein les yeux et arriver au bout avec le sourire aux lèvres et fières de nous. Voyager à vélo entre filles est une réelle chance car entre nous pas de honte ni de recherche de performance. Nous avons beaucoup papoté, échangé, partagé, rigolé et même chanté.

Laura : La bonne entente entre nous trois est indéniablement la raison du succès de notre périple. En plus, on avait un niveau relativement proche les unes des autres, c’était parfait. Comme dit le proverbe : « seul(e), on va plus vite. Ensemble, on va plus loin », je n’aurai certainement pas fait tout cela toute seule.

Laura_rafraîchissement

  • Qu’est-ce que vous retiendrez de cette expérience ? Avez-vous quelques astuces pour ceux qui vont également tenter le tronçon Grenoble-Sisteron dans les mois qui viennent ?

Laura : Je ne partirai pas sans une carte IGN la prochaine fois ! Comme je n’ai pas les outils technologiques comme Sandrine et Anaïs, ça me permettra d’être impliquée également. Aussi, il n’y a jamais de panne de batterie avec une carte. Et même si j’ai confiance aux copines, je m’occuperai un peu plus de la préparation. Mieux vaut une paire d’yeux en plus pour s’assurer de la planification.

Sandrine : Ce que je retiendrai c’est qu’il n’est pas vraiment possible de faire ce parcours sans prendre les topos papiers !

Qu’il faut prévoir 3 tronçons maximum si on ne veut pas finir la journée par la route.

Qu’une sacoche de selle pas complètement remplie suffit largement pour 4 jours de balade à vélo et qu’il est indispensable d’optimiser le plus possible le poids de ce que l’on veut transporter (et de ce côté là je trouve que l’on a vraiment bien géré la logistique).

sandrine-poney

  • Si “Les Chemins du Soleil” était pour vous… Une senteur ? Une couleur ? Une musique qui correspond à l’ambiance du voyage ?

Sandrine : Beaucoup d’images me viennent à l’esprit quand je repense aux Chemins du Soleil, de magnifiques paysages et une grande variété de panoramas. La musique qui me fait penser à notre trip à vélo, c’est une chanson que nous avons fredonné tout du long mais il s’agit d’un délire entre nous qui n’est pas facile à expliquer ni avouer 😉

Laura : C’est vrai que Sandrine et Anaïs n’ont pas arrêté de chanter la même chanson, enfin uniquement une ou deux phrases du refrain parce qu’elles ne connaissaient que cette partie.

Quand je regarde nos photos, j’ai envie de rigoler en repensant à l’instant, et de repartir. A la place d’une senteur ou d’une couleur, je préfère une impression pour qualifier l’ambiance du voyage. J’avais l’impression bizarre que chaque jour était composé de plusieurs jours. Comme une suspension dans le temps, presque irréel. Couplé aux points de vue donnant une sensation d’immensité et d’infini, c’était un peu comme une distorsion de l’espace-temps.

Anaïs : ♪♫ « C’est le jour 1 ! Celui qu’on retient » ♪♫ !

Crédits Photos : Sandrine Fraissard, Anaïs Margueritte, Laura Dubois

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