Mes premiers pas au Lac d’Annecy

Pour ces huitièmes “Premiers Pas”, posons-nous ensemble dans les sites naturels du Lac d’Annecy. Une étendue mystérieuse et magnifique s’étend face à moi. Cap vers les rives où la nature brille encore du plus bel éclat. Accompagné d’Aubrée et de Christelle du Conservatoire départemental d’espaces naturels de Haute Savoie, je m’apprête à découvrir des lieux qui resteront gravés longtemps dans mon esprit. Pris dans un tourbillon de verdure, croquons ensemble dans un mille-feuilles de nature. 


Bout du Lac, se sentir libre et protégé

Il est 17h00 et la nature rentre en scène.

Parmi les protagonistes du jour, s’élancent sur les planches les belles forêts humides, les roselières préservées, les prairies et les tourbières alcalines. Tous les personnages sont guidés par le même récital : vivre en harmonie avec le public conquis qui déambule à travers les sentiers avec respect.

Dans un immense décor de 84 hectares, les oiseaux ici ont des noms poétiques qui donnent envie de virevolter dans les airs avec eux : la locustelle tachetée, les trois rousserolles et le butor étoilé. Ils sont les acteurs des lieux grâce au travail mené entres autres par Asters, le Conservatoire Naturel de Haute-Savoie.

« Nous avons aménagé les lieux pour que les personnes à mobilité réduite puissent depuis 2010, profiter également de cette nature » m’explique Aubrée, conservatrice adjointe de la réserve naturelle du bout du lac d’Annecy, au fil de la visite. Nous rencontrons des promeneurs qui ne tarissent pas d’éloge sur cet havre de verdure. Plusieurs panneaux explicatifs viennent saupoudrer la visite des lieux de confettis pédagogiques.

Une promenade idéale pour toute la famille, blottie entre deux rivières enchantées, l’Ire et l’Eau Morte. En foulant ce lieu classé Natura 2000, j’ai la sensation pour ma part de ne faire qu’un avec la nature qui m’entoure. Être libre en se sentant protégé. J’imagine bien que la même sensation doit effleurer l’esprit de la faune et la flore des lieux. Un doux paradoxe.

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Des panneaux explicatifs parsèment les sentiers.

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L’exploration n’a jamais aussi bien portée son nom…

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Le lac se dévoile après seulement 15 minutes de marche…

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Des jeux ludiques accompagnent le parcours… Une belle initiative !

J’ai été reçu par…
Asters, Conservatoire des espaces naturels de Haute-Savoie.
C’est une association qui a une mission d’intérêt général sur la connaissance, la protection, l’acquisition et la gestion des espaces naturels et des espèces ainsi que sur l’information et la sensibilisation du public. Elle est à vocation technique et non militante. En savoir plus.

Roc de Chère, varions les plaisirs

Une sublime falaise boisée surgit des eaux du Lac d’Annecy. La réserve naturelle du Roc de Chère nous fait face, entre Menthon-Saint-Bernard et Talloires.
Aubrée, l’œil qui pétille, loue la diversité de la flore : “Méditerranéenne mais aussi Glaciaire“. L’Érable de Montpellier, adepte de la chaleur, se retrouve à quelques encablures des rhododendrons ferrugineux qui s’épanouissent en montagne. Au gré des sentiers, je découvre un méli-mélo de paysages où nichent de curieux habitants qui ont pignon sur “boue” : les grenouilles rousses et salamandres tachetées regardent d’un œil curieux les papillons virevoltant à travers les buis.
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Il ne flotte pas un petit air de Brocéliande ?

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Sur le promontoire aménagé en belvédère, le lac se dévêtit à travers les feuillages.

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Une alvéole d’extraction de meule. Le site en compte 59.


Roselières de Saint Jorioz et les marais de l’Enfer : le paradis pour la faune et la flore

Cap vers la rive ouest du Lac d’Annecy. Cet ensemble naturel et agricole de près de 80 hectares fait la part belle aux phragmites. Derrière ce mot un peu “barbare” se cache le roseau commun, qui joue un rôle très important d’épurateur du lac. Le souci, c’est qu’en 100 ans, la surface de ces plantes a été considérablement réduite. Aujourd’hui, ça semble à nouveau rentrer dans l’ordre grâce au travail remarquable d’Asters notamment.  Christelle, chargée de mission propriétés d’Asters et chargée de gestion de sites, plussoie : “Les objectifs ici sont d’informer le public, gérer la fréquentation et de protéger les roselières. Nous sommes pour cela en étroite collaboration avec le Conservatoire des Espaces Littoraux et des Rivages Lacustres, les acteurs locaux et les collectivités locales.

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Je me risque à une question : “A quoi voit-on qu’un animal est heureux ?”. Christelle sourit : “Si l’animal reste, c’est qu’il se sent bien. Si en plus de cela, il a de la descendance, peut se nourrir correctement, se reposer et s’adapter pleinement à son environnement sans nuisances extérieures, c’est gagné”.

Côté sensation, le pouls de la nature bat à vive allure sur cette rive préservée. Je sens que les ondes sont positives dans ce coin de Haute-Savoie. Comme si tout renaissait. Comme si tout reprenait vie et espoir après des décennies d’hésitations. La route est longue pour redonner à l’environnement toutes ses lettres de noblesse, mais cette balade donne du baume au coeur, régénère, et nous fait penser que rien n’est impossible. J’en ressors de là grandit, et heureux. Comme tous ceux qui apprivoisent ces lieux avec harmonie et respect. Merci.

Marais de Giez

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